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URTREGER René (1961)

Lauréat en 1961

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Louis Armstrong, René Urtréger, Duke Ellington, Georges Auric, Paris, le 19 décembre 1960 ©Jean-Pierre Leloir

Pianiste et compositeur français (Paris, 6-7-1934).

Il commence, à dix-huit ans, au Blue Note avec Don Byas et Buck Clayton. Puis il enregistre avec Chet Baker, Lester Young, Lee Könitz ou encore Dizzy Gillespie et, avec Miles Davis, la musique du film « Ascenseur pour l’échafaud ». Pendant une éclipse partielle, comme en a connu presque tout jazzman (c’est le seul titre qu’il revendique), on le voit occasionnellement aux côtés de Johnny Griffin, Philly Joe Jones ou Dexter Gordon, entre de nombreux autres. Au cours des années 80, musicien « titulaire » du club parisien Le Montana, il se produit régulièrement dans des concerts et festivals, en soliste et dans diverses formations (avec Christian Escoudé, Eric Le Lann, Niels-Henning Orsted Pedersen, etc.). En 1990, il enregistre entouré de Steve Grossman, Bernard Maury (p), Pierre Blanchard, Gilbert Rovère, Simon Goubert ou Eric Dervieu (dm) et d’un quatuor à cordes.
Ardent défenseur d’une tradition commençant avec Bud Powell et Thelonious Monk, il conjugue la rigueur et la chaleur expressive, se tenant décidément à l’écart de jeux plus emphatiques qu’il ne reconnaît pas comme étant du « jazz ». Très délicat et respectueux accompagnateur, il fait tout autant preuve en solo de cette pureté et de cette tendresse à quoi il tient par-dessus tout.

J.-Y. L.B.

A la Bud (1955) ; Bags’ Groove (M. Davis, 1957) ; Oh Lady Be Good (L. Young, 1959) ; avec Daniel Humair et Pierre Michelot : Well You Needn’t (1960), Airegin (1979) ; Zwillinge (1986), Anthropology (1987), « Serena » (1990) ; « Move » (1995).