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LONGNON Jean-Loup (1990)

Lauréat en 1990

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Grande Parade, Nice, juillet 1981.
©Jacques Bisceglia

Trompettiste, pianiste, chanteur, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre français (Paris, 2-2-1953).

Son oncle est le trompettiste Guy Longnon (Paris, 16-7-1924) qui joua avec Claude Luter et Sidney Bechet et qui prit en charge la classe de jazz au conservatoire de Marseille en 1964.
Après avoir joué du piano et du violoncelle, Jean-Loup Longnon s’oriente vers l’étude autodidacte de la trompette et du jazz. Il se passionne aussi pour l’écriture. On le voit à la tête d’un big band, d’un octette et à partir de 1987 d’un sextette. Sa passion pour la musique symphonique européenne (Stravinsky, Ravel, Fauré, Dutilleux entre autres) le conduit à écrire pour le quintette de cuivres Concert Arban un poème symphonique : Lours, créé en 1982 et enregistré en 1984 avec des œuvres de Patrice Caratini et Martial Solal. Depuis, il s’est produit dans la majeure partie de l’Europe ainsi qu’à Cuba (1983). Il, séjourne aux Etats-Unis et au Brésil en 1986-87. On a pu l’entendre en concert aux côtés de Dizzy Gillespie, Clark Terry, Stan Getz, Milt Jackson, Eddy Louiss, Martial Solal et avec VONJ.
Doué d’un appétit de jouer jamais rassasié, loué par Dizzy Gillespie ou Clark Terry, il considère que « la musique doit rester en premier un véhicule d’émotion ». Ses influences vont d’Armstrong à Art Tatum et Gillespie. De ce dernier, il retrouve les fulgurances dans de longues envolées exacerbées et véloces où se déploient la plupart des possibilités de décomposition des accords, à quoi l’aide sans doute son approche pianistique de l’harmonie. Brillant compositeur et arrangeur, il sait être contemporain dans la recherche harmonique, tout en gardant un phrasé bebop et une respiration rythmique proche de celle de Count Basie. Il est aussi, avec Daniel Huck, le meilleur chanteur scat français.

Ph.B.

Doin’Longnon Thing (1979) ; « Jean-Loup Longnon And His New York Orchestra » ( 1987).